Es-tu un investisseur avancé?
Est-ce que ce blog est pour toi?
AskMargot est un blog d’investissement avancé. Pourquoi ce choix?
J’avais envie de créer un blog différent.
Je voulais pouvoir prendre des raccourcis et aller droit au but. Au lieu de passer beaucoup de temps à convaincre et justifier, avec le même contenu que l’on retrouve partout.
Selon moi, 4 critères seulement définissent un investisseur avancé.
Tu connais tes objectifs et tu sais où tu en es
Tu as compris toutes les implications des intérêts composés
Tu prends le juste risque et gardes le contrôle
Tu diversifies toujours lorsque c’est possible
Si tu en remplis au moins 2 sur les 4, tu profiteras pleinement de mes articles et pourras les lire en autonomie.
Sinon, aucun problème : je te conseille de commencer par des blogs plus élémentaires et pédagogiques, comme Mustachian Post ou The Poor Swiss pour la Suisse, et Avenue des Investisseurs pour la France.
Fais donc le test : es-tu un investisseur avancé ?
Tu connais tes objectifs et tu sais où tu en es
De combien as-tu besoin pour vivre heureux?
Tu as arrêté de jeter des chiffres au hasard. Tu connais le coût réel de ton mode de vie selon ton contexte :
ton pays de résidence (Suisse vs France) et ton statut immobilier (propriétaire vs locataire)
ta situation familiale (seul, en couple, enfants)
ton style de vie (frugal vs confortable ou même dépensier)
Exemple pour un couple sans enfant habitant en Suisse, locataire et au mode de vie confortable : 160k- annuels.
Quel degré d’indépendance souhaites tu avoir, pour qui, et quand?
Veux-tu être libre à 100 % ou acceptes-tu certaines contraintes ?
As-tu des revenus futurs/existants hors capital (retraite, pension, héritage) ?
Cherches-tu l'indépendance uniquement pour toi , ou pour transmettre à tes enfants ?
Exemple: pour le couple plus haut, si tu veux stopper 100 % de ton activité mais que ton conjoint conserve un travail passion à temps partiel générant 60k CHF/an, le besoin en revenus passifs chute à 100k CHF par an.
De combien d’actifs productifs as-tu donc besoin?
Ce sont tes actifs productifs qui doivent générer les revenus passifs nécessaires pour couvrir la différence.
On peut utiliser comme raccourci la règle des 4%, même si le chiffre exact fait débat.
Pour le couple de notre exemple:
pour financer les 100k- annuels qui permettent son indépendance partielle, il lui faut 2.5m- d’actifs productifs
pour financer les 160k- annuels qui lui permettent une indépendance totale, il faut 4m- d’actifs productifs
Plus généralement, pour une indépendance complète:
il faut entre 2m- et 5m- pour des résidents suisses
il faut entre 1m- et 3m- pour des résidents français
Combien en as-tu aujourd’hui?
Tu fais une distinction stricte entre fortune nette et actifs productifs. Seuls ces derniers comptent pour générer des loyers, des dividendes ou des plus-values régulières.
Tu exclues systématiquement de ton calcul d'indépendance :
ta résidence principale et secondaire.
tes comptes de prévoyance/retraite tant qu'ils sont bloqués (ex. 2e et 3e piliers).
tes actifs de plaisir (voitures de collection, œuvres d'art)
2. Tu connais les implications des intérêts composés
L’exponentialité des gains
Au début, ton investissement avance à pas de tortue. Puis l'effet boule de neige s'accélère.
À 6 % de rendement :
| x2 | x3 | x4 | x5 | x6 |
|---|---|---|---|---|
| 12 ans | + 7 ans | + 5 ans | + 4 ans | + 3 ans |
Gagner l'équivalent de ta mise initiale prend 12 ans au départ, mais seulement 3 ans à la fin. Ton argent travaille de plus en plus vite.
En conséquence, tu investis le plus possible sur le très long-terme, en commençant tôt, et en évitant de retirer des gros montants.
La meilleure manière d’investir tôt est d’investir dès que l’on dispose de l’argent: tu es donc adepte des investissements réguliers, en mode DCA, que tu complémentes en cas de rentrée d’argent exceptionnelle.
L’impact des frais
Eux aussi profitent de l'effet boule de neige... mais contre toi ! Avec un rendement brut de 6 %, économiser 1 % de frais annuels te permet d'accumuler près de 50 % de capital en plus au bout de 40 ans.
| Frais évités | Après 10 ans | Après 20 ans | Après 30 ans | Après 40 ans |
|---|---|---|---|---|
| 1.0 % / an | 10% | 21% | 33% | 46% |
| 0.5 % / an | 5% | 10% | 15% | 21% |
| 0.2 % / an | 2% | 4% | 6% | 8% |
Alors tu chasses les frais superflus.
C’est le moyen le plus simple de booster ta performance sans prendre le moindre risque supplémentaire :
Évite le -1 % : tu fuis comme la peste les gestionnaires de fortune traditionnels qui te ponctionnent 1 % de frais de gestion / an
Évite le -0.5 % : tu choisis bien tes comptes. En Suisse, l'écart entre un 3e pilier (ou robo-advisor) cher et un bon marché avoisine 0.5 %. Même constat en France sur les contrats d'assurance-vie.
Évite le -0.2 % : tu compares tes ETFs. Deux fonds qui suivent exactement le même indice peuvent varier de 0.2 % selon le fournisseur ou la date de création du fonds.
Payer 0.5 % de frais inutiles est inacceptable. C'est seulement sous la barre des 0.2 % que tu peux enfin te détendre.
3. Tu prends le juste risque et gardes le contrôle
Tu as une bonne connaissance du risque et de ses implications
Pas de miracle : un rendement bien plus élevé implique systématiquement plus de risque et/ou moins de liquidité.
Tu sais dire non : tu refuses un rendement alléchant si le risque devient inconfortable.
Exemples:
les obligations individuelles de club-funding immobilier à 10 % comportent un risque de perte totale
un fort endettement peut booster le rendement d’un projet immobilier mais le rendre plus risqué que la bourse
les investissements en private equity growth/buy-out avec des rendements (non garantis) de 10-20% mais ton argent bloqué >6 ans
Tu t'es préparé psychologiquement à la perte et as pensé ton portefeuille en conséquence
Pour les actifs spéculatifs (> 10 % nets d'inflation) : tu es mentalement prêt à subir une perte totale.
Pour la bourse mondiale : tu es prêt à voir tes avoirs chuter de 50 % et attendre 10 ans pour qu'ils retrouvent leur sommet, sans paniquer.
Et il n’y a que deux solutions pour ne pas paniquer:
ou bien tu n’as pas besoin de cet argent
ou bien tu as organisé ton portefeuille d’investissement pour qu’il contienne également des actifs plus stables.
Tu maîtrises tes émotions et contrôles tes actions
Un matelas de sécurité en béton : tu gardes 6 mois de dépenses en cash pour parer aux coups durs sans devoir liquider tes investissements au pire moment.
L’automatisation plutôt que l’action : tu as compris (souvent via une expérience douloureuse) que trop agir détruit tes rendements.
Acheter et vendre aux pires moments
Ou au contraire attendre le point idéal, le plus bas, avant d’acheter…qui ne vient jamais
La meilleure façon de contrôler tes émotions, c'est d'automatiser tes investissements et de ne plus y toucher.
Tu as une vie équilibrée, ce qui t’évite de trop t’impliquer émotionnellement: tu n’as pas absolument besoin que tel investissement monte absolument, ni ne recherche de décharge d’adrénaline.
4. Tu diversifies toujours lorsque c’est possible
Tu as de l’humilité financière
Tu connais la science et les données empiriques :
Le marché gagne presque toujours : tu sais qu’il est quasi impossible de battre le marché de manière constante sur le long terme. Près de 90 % des gérants professionnels échouent à le faire, même sur une période de 10 ans (source : rapports SPIVA)
L’excès de confiance coûte cher: tu sais que la surconfiance pousse à plus de transactions, ce qui détruit la performance. Même si tu es un homme, tu as l’attitude, modeste, d'une femme avec tes investissements !
« Diversification is the only free lunch » : tu sais que la diversification est le seul « repas gratuit » en finance — et tu aimes manger gratuitement.
Tu diversifies au sein de chaque type d’actif
Quel que soit l'actif, tu évites méthodiquement le risque de concentration. Tu préfères :
Des ETFs d'indices boursiers mondiaux aux ETF thématiques ou aux actions individuelles
Des ETFs obligataires aux obligations d’une seule entreprise
Des parts de SCPI ou de fonds immobiliers à un unique bien en direct dépendant d'un seul locataire
Un fonds de private equity à un investissement en direct dans une PME non cotée
Tu limites les investissements non diversifiés à 20 % maximum. Stock-picking, crypto, projets solos ou investissements passion : tu sais que ces paris concentrés sont un divertissement, potentiellement payant, mais qui se répercute en risque supplémentaire.
Tu diversifies entre types d’actifs
Beaucoup de personnes brillantes concentrent tous leurs avoirs dans leur zone de confort par excès de familiarité :
L’entrepreneur : son domaine, c'est la création d'entreprise. Après avoir vendu sa boîte, il réinvestit la totalité dans sa suivante.
L’ingénieur tech américain : il vit et respire la tech. Il ne jure que par le NASDAQ, qui représente 90 % de son portefeuille. Tout va bien... jusqu'à ce que la tech décroche.
Le pro de l’immobilier : il fuit la bourse par méconnaissance ou mauvaise expérience passée. Un homme d’affaires a ainsi accumulé 50 millions de fortune, 100 % en immobilier suisse avec 50 % de dette... sans même avoir pris la peine de placer quelques millions sur un ETF Monde pour sécuriser le reste.
Tu investis donc en actions mondiales mais également en actifs plus stables ou négativement corrélés, comme les obligations, l’or, ou l’immobilier.
À propos de l'auteur
Bonjour, tu peux m’appeler Margot.
Je suis française expatriée en Suisse. Cela fait 15 ans que j’investis.
Avec une fortune dans les petits millions, je n’aurai probablement jamais de family office, alors je dois continuer à garder les choses en main. Comment aller plus loin, faire fructifier mon patrimoine et le transmettre à mes enfants?
AskMargot est mon témoignage, celui d’un pair, pour aller plus loin en gestion de fortune.
Tu y trouveras du contenu unique, plus avancé que ce que l’on trouve sur des blogs d’investissement débutants ou dans les bilans patrimoniaux des gestionnaires de patrimoine français ou suisses.
N’hésite pas à me contacter si tu veux échanger entre pairs sur ta stratégie patrimoniale.